Mis à jour en octobre 2026
Avant de signer un contrat de courtage, la plupart des vendeurs se posent la même question : combien coûte un courtier immobilier au Québec, et qu'est-ce que la commission comprend vraiment ? Voici les règles qui s'appliquent, la façon de calculer le montant et les questions à poser pour comparer les offres de façon éclairée.
La rétribution du courtier : ce que dit la loi
Au Québec, la rétribution (qu'on appelle couramment la commission) du courtier immobilier n'est fixée par aucun tarif. Elle se négocie entre vous et le courtier, puis elle est inscrite dans le contrat de courtage, un formulaire obligatoire de l'OACIQ (Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec). Depuis juin 2022, ce contrat doit être écrit pour une transaction résidentielle : un contrat verbal n'est plus permis.
La rétribution peut prendre deux formes :
- Un pourcentage du prix de vente, la formule la plus répandue;
- Un montant fixe, convenu d'avance, peu importe le prix obtenu.
Le contrat précise aussi la durée de l'entente, les services inclus et la part de la rétribution offerte au courtier qui représente l'acheteur.
Qui paie la commission ?
Dans la grande majorité des ventes résidentielles, c'est le vendeur qui paie la rétribution, à même le produit de la vente, chez le notaire. Le courtier inscripteur partage habituellement une partie de cette rétribution avec l'agence du courtier qui représente l'acheteur.
L'acheteur peut lui aussi signer un contrat de courtage achat avec son propre courtier. Ce contrat indique comment ce courtier sera rémunéré : le plus souvent par la part offerte par le vendeur, mais il peut prévoir qu'un montant soit payé par l'acheteur si cette part est insuffisante ou absente. Il est important de le lire avant de signer.
Les taxes s'ajoutent
La rétribution d'un courtier est un service taxable : la TPS (5 %) et la TVQ (9,975 %) s'ajoutent au montant convenu, soit 14,975 % de plus.
Exemple de calcul
À titre d'illustration seulement, pour une maison vendue 550 000 $ avec une rétribution convenue de 4 % :
- Rétribution : 550 000 $ × 4 % = 22 000 $
- TPS : 22 000 $ × 5 % = 1 100 $
- TVQ : 22 000 $ × 9,975 % = 2 194,50 $
- Total : 25 294,50 $, prélevé chez le notaire au moment de la vente
Le pourcentage réel varie selon le type de propriété, le prix, le marché et les services inclus. C'est précisément ce qui se discute à la signature du contrat.
Quand la rétribution est-elle payable ?
En règle générale, la rétribution devient exigible lorsqu'une promesse d'achat est acceptée et que la vente se conclut. Le contrat de courtage prévoit aussi certaines situations particulières, par exemple si le vendeur vend lui-même, pendant la durée du contrat ou peu après, à un acheteur présenté par le courtier. Prenez le temps de lire ces clauses avec votre courtier.
Ce que la commission doit vous donner
Comparer seulement les pourcentages, c'est comparer des prix sans regarder ce qu'il y a dans la boîte. Une rétribution bien investie couvre notamment :
- Une analyse comparative de marché fondée sur les ventes réelles de votre secteur, pour fixer le bon prix dès le départ;
- La mise en marché : photos professionnelles, description, diffusion sur Centris et Realtor.ca, publicité, visites libres;
- La gestion des visites et le suivi des courtiers visiteurs;
- La négociation des promesses d'achat, des conditions et des délais;
- Le suivi jusqu'au notaire : inspection, financement, documents, déclarations du vendeur;
- La protection du public : le courtier est encadré par l'OACIQ, doit détenir une assurance responsabilité professionnelle et respecter des obligations de vérification.
Un courtier peut-il représenter l'acheteur et le vendeur ?
Non. Depuis juin 2022, un courtier ne peut plus représenter à la fois le vendeur et l'acheteur dans une même transaction résidentielle. Si l'acheteur n'a pas son propre courtier, le courtier du vendeur doit l'informer de son droit d'en retenir un. Il peut lui offrir un traitement équitable et l'aider avec certains formulaires, mais il continue d'agir dans l'intérêt du vendeur.
Comment comparer deux offres de courtiers
- Quel est le prix de mise en marché recommandé, et sur quelles ventes comparables repose-t-il ?
- Quels services précis sont inclus (photos, vidéo, publicité, visites libres) ?
- Quelle part de la rétribution est offerte au courtier de l'acheteur ?
- Quelle est la durée du contrat et à quelles conditions peut-il prendre fin ?
- Quels sont les résultats récents du courtier dans votre secteur (délais de vente, écart entre prix demandé et prix obtenu) ?
Vous pensez vendre ? Commencez par connaître la valeur réelle de votre propriété : demandez votre évaluation gratuite, sans engagement. Nous discuterons ensuite ouvertement des services et de la rétribution, chiffres à l'appui.

