Une bulle immobilière au Canada ?

A la fin 2015, la situation de l’immobilier canadien était satisfaisante. Il était l’un des supports les plus actifs du PIB, contribuant jusqu’à 20 % à la croissance de sa production. La récente décision d’Ottawa d’augmenter la mise de fonds hypothécaires laisse cependant planer un doute quant à la crainte d’une bulle immobilière.

logo 3Une bulle est-elle en train de se former ?

La question peut paraître angoissante. En effet, tout le monde a encore en mémoire la crise des subprimes qui a secoué la planète entière après 2007. Il n’est nullement question d’alarmer les gens, mais les données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la décision de la Banque du Canada de baisser ses taux d’intérêt ne manquent pas de susciter certaines interrogations et font craindre des moments difficiles si une bulle venait à éclater.

Des signes pas trop rassurants

Au vu du comportement de certains marchés, notamment ceux de Toronto, Regina et Winnipeg, la SCHL ne cache pas qu’elle porte sur eux un regard assez inquiet. Les possibilités d’éclatement d’une bulle immobilière ne sont absolument pas à écarter dans ces régions. En revanche, elles sont moindres dans les régions du Québec et de Montréal, même si ces provinces sont considérées comme ayant un marché fortement surévalué. Fort heureusement, les autres régions du pays ne présentent pas de risques aussi grands, mais un effet domino est toujours possible.

Des décisions contradictoires

Dans sa récente décision de durcir les conditions d’accès au prêt hypothécaire via l’augmentation de la mise de fonds initiale, la Banque du Canada semble bien vouloir enrayer la flambée des prix des habitations dans les zones sensibles comme Toronto ou Montréal où les reventes ont atteint des pics ahurissants de l’ordre de 40 % à Vancouver et de 14 % à Toronto.

logo 2D’un autre côté, Ottawa, consciente que l’inflation n’est pas un problème pour l’instant, ne cesse d’abaisser son taux directeur afin de pousser les gens à emprunter et à consommer afin de booster une économie pas trop reluisante. Les autorités sont même allées jusqu’à proposer des mesures fiscales pour inciter les jeunes couples à s’acheter un logement. C’est à ne plus rien comprendre, mais en tout cas, tous les ingrédients pouvant amener l’éclatement d’une bulle immobilière sont bien réunis.

Des comportements pas trop réalistes

Les urnes ont rendu leur verdict. Ce sont les libéraux qui sont maintenant aux rênes du pouvoir. Mais tout le monde se souvient encore des propositions alléchantes faites lors de la campagne électorale. C’était à qui trouverait la meilleure formule pour appâter les jeunes couples. Ainsi, certains politiques n’ont rien trouvé de mieux que proposer un crédit d’impôt pour la rénovation et une éventuelle augmentation du maximum autorisé de retrait pour l’accès à la propriété. Certes, cela a la vertu de stimuler la construction et de diminuer les impôts, mais aussi le défaut d’entraîner les jeunes familles dans la spirale de l’endettement.

Nul Canadien n’oserait affirmer que le fait d’acheter une maison est répréhensible. Bien au contraire. Mais il faut avouer que ce n’est pas exactement le bon moment pour encourager ce genre de consommation. logo 1En effet, la majeure partie des économistes et la banque du canada en tête ne cessent d’affirmer que le marché immobilier canadien est en ce moment surévalué. Il parait donc inopportun de stimuler outre mesure l’incitation à la consommation immobilière pour éviter l’éclatement d’une bulle.

Il serait plus avisé de prendre exemple sur le défunt ministre des Finances Jim Flaherty qui n’a pas hésité à durcir par quatre fois les règles hypothécaires pour écarter tout risque de formation de bulle immobilière.

 

Si vous voulez acheter ou vendre une propriété, appelez Marc au (514) 316-9186!

Équipe Marc Pouliot

Pin It on Pinterest

Share This