Immobilier Québec : une année 2014 au ralenti

En ce début d’année, il est utile de revenir sur les résultats de l’année 2014, qui a été marquée par un ralentissement au niveau du volumes des ventes et du prix de l’immobilier résidentiel. Les rumeurs d’une possible bulle immobilière s’étaient également propagées lors du dernier trimestre 2014. Qu’en est-il de l’évolution de l’immobilier résidentiel pour 2014 ?

Une année 2014 bien morose pour l’immobilier résidentiel

En somme, les ventes dans l’immobilier résidentiel ne sont plus ce qu’elles étaient. Depuis maintenant quelques années, le volumes des ventes ne cesse de s’amenuiser pour atteindre une baisse de 2,5 % pour les unifamiliales et 4,4 % pour les copropriétés, comparativement au dernier trimestre de 2013.

Le volume des ventes enregistrées en 2014 est le plus faible enregistré depuis 5 années, et comparé à celui de 2013, c’est le type de résidence unifamilial qui a enregistré le plus de baisse, tandis que la baisse des copropriétés a été la plus faible avec seulement 0,9 % de moins que pour l’année 2013.

prix immobilier québec 2014

Statistiques des prix de l’immobilier Québec 2014

Les prix de l’immobilier en faible hausse

Concernant les prix de l’immobilier Québec, il y a une légère hausse mais moins importante que celle de l’année dernière. Et c’est le secteur du 2 à 5 logements (plex) qui a connu la plus grande hausse avec 5,2 %, et ce grâce aux ventes réalisées à Montréal, où les prix sont plus élevés qu’ailleurs. Par ailleurs, la RMR de Montréal est celle qui connaît une hausse générales pour les trois secteurs (unifamilial, condominiums et 2 à 5 logements).

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 Une augmentation considérable des mauvaises créances

Ce ralentissement de l’immobilier concerne également les mauvaises créances, qui ont augmenté pour 2014.

On parle de mauvaises créances lorsque les débiteurs ne se sont pas acquitté de leurs obligations, autrement dit lorsque les emprunteurs n’arrivent pas à effectuer le paiement de leur remboursement pour leur prêt hypothécaire. Dans ce cas là, la banque procède à un préavis pour prévenir l’emprunteur de son défaut de paiement. Si après le délai légal (60 jours pour un bien immobilier), l’emprunteur ne s’acquitte pas de sa dette, il y a délaissement et la banque se saisit de la propriété. le plus souvent, ces propriétés saisies sont mise en vente sous la mention « reprise de finance ».

Les préavis ont augmenté de 13,9 % pour le dernier trimestre, portant la hausse à 6,8 % pour l’année 2014. Le nombre de délaissements a lui aussi cru de plus 20% par rapport à l’année 2013.

Selon les experts, il n’y a pas trop à s’inquiéter car cette situation n’est pas nouvelle. En effet, les mauvaises créances étaient à peu près au même niveau en 2010 et en 2011.

Source : JLR

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